Généralités sur le routage
Qu'est-ce que le routage ?
Un routeur peut être vu comme un ordinateur ayant au moins 2 cartes réseaux et donc au moins 2 adresses IP (une par carte). Voici un exemple de réseau local qui servira de support de cours :
Vous trouverez ci-dessous le fichier correspondant au réseau ci-dessus que l'on peut exploiter avec le logiciel libre Filius.
Chaque routeur reçoit des données et doit décider à qui les transmettre. Pour cela, il dispose d'une table de routage construite statiquement (par un humain) ou dynamiquement (par un programme).
Par exemple, comment le routeur 2 peut-il savoir comment accéder à Internet ? Soit un administrateur système a mis le chemin statiquement dans les tables, soit le routeur 3 va lui dire de venir le voir...
Utilisation des tables de routage
Une trame arrive en couche 1 du modèle OSI et est traduite logiquement dans la couche 2 sous la forme suivante (voir les rappels de cours) :
MAC destination | MAC source | ... | IP source | IP destination | DATA | ... |
---|
Un routeur lit l'adresse MAC du destinataire. Si ce n'est pas la sienne, il rejette la trame ; sinon, il envoie le paquet IP à la couche 3. Le protocole IP lit l'adresse IP du destinataire. Si elle est dans son réseau local, il l'envoie à la machine concernée, sinon il regarde dans sa table à quel nouveau routeur il va l'adresser (passerelle, gateway en anglais).
Réalisons un focus sur le routeur 1 :

Voici une table possible et simplifiée du routeur 1 du schéma ci-dessus :
Destination | Passerelle (Gateway) |
---|---|
192.168.0.0/25 | 192.168.0.1 |
192.168.1.0/25 | 192.168.1.1 |
0.0.0.0/0 | 192.168.1.3 |
100.10.42.0/25 | 192.168.1.2 |
Les 2 premières lignes indiquent les passerelles vers les 2 réseaux directement attachés au routeur.
La 3ème ligne correspond au chemin par défaut vers Internet : il doit se diriger vers le routeur 3
La dernière ligne correspond au réseau qui n'est pas accessible par les passerelles précédentes et doit utiliser la passerelle du routeur 2.